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  • morningmeeting 12:27 le 14 April 2009 Permalien | Réponse
    Tags : Alain Afflelou, , , flash mobs, foules, Fresh Théorie, GPS, , , , , , , ,   

    Planification urbaine (II) : flash mobs, GPS et libre-arbitre 


    Flash mob : bataille de polochons en pleine rue à New-York

    Je m’interrogeais dans un précédent billet sur les résultats d’une étude qui tendrait à démontrer que les comportements égoïstes au volant conduisent à une situation sous-optimale où chaque conducteur paie « le prix de l’anarchie ». La piste avancée par les auteurs de l’étude consiste à préconiser de fermer des routes plutôt que d’en ouvrir de nouvelles pour décongestionner le trafic – une idée contre-intuitive qui mérite qu’on s’y arrête.

    L’idée sous-jacente est donc de réduire « le prix de l’anarchie » en réduisant la liberté de choix offerte à chacun, au moyen de contraintes supplémentaires (fermetures de routes) imposées par les autorités. Pourtant, me disais-je, le développement de nouvelles technologies de type GPS ne fait-il pas voler en éclats ce modèle ? (Lire la suite…)

     
    • Joseph 23:56 le 15 avril 2009 Permalien

      ça reste quand même largement a inventer. ET il restera toujours une opposition entre l’intérêt individuel et le collectif du fait du dilemme du prisonnier (c’est plus avantageux si je triche et tous les autres ne trichent pas, mais si tout le monde triche c’est un cauchemar). Le selfish driving c’est souvent tricher, doubler tout le monde sur la bande d’arret d’urgence, rouler trop vite, ne pas respecter les distances de securite, passer au rouge, passer sur le trottoir, prendre les sens interdit, corrompre les policiers…

      Le GPS peut aider par exemple a dénoncer les tricheurs aux compagnies d’assurance qui vont les faire payer plus. Autrement dit je triche mais tout le monde le sait et je suis pénalisé. Plus de pas vu pas pris.

    • morningmeeting 11:47 le 17 avril 2009 Permalien

      @Joseph : c’est vrai que cette vision est assez volontariste et optimiste (mais ça fait du bien de temps en temps).
      Une des vertus que je lui trouve, c’est de montrer en quoi davantage de transparence (ton idée de GPS mouchard peut faire peur, mais on voit bien le principe et les avantages), et davantage d’intelligence collective peuvent naturellement réduire la fracture individuel vs. collectif. Si je me rappelle bien, un des fondements du dilemme du prisonnier repose sur le fait que chacun des acteurs n’a qu’une information parcellaire, ce qui crée du risque, et pousse à prendre des décisions certes sous-optimales pour la collectivité, mais ayant le mérite de réduire le niveau de risque individuel. Dans un modèle où l’information devient accessible à tous, et où il est possible d’anticiper avec justesse les comportements des autres acteurs, le dilemme du prisonnier pourrait bien voler en éclats.
      Reste que tu cites enfin des comportements extrêmes, qui ont à voir avec l’illégalité et qu’il faudra bien continuer à combattre. Mais tout le monde n’a pas ce niveau de conduite pathologique – sauf peut-être en Russie 😉

    • Joseph 18:57 le 17 avril 2009 Permalien

      Le GPS mouchard c’est en Italie
      http://www.repubblica.it/2005/b/motori/febbraio05/scatolanera/scatolanera.html

      Dans le Dilemme du prisonnier il y a en fait deux problemes. On peut atteindre l’optimum global en ayant les informations sur le choix fait par le complice. Mais aussi on peut la jouer solo (optimum personnel) et balancer son complice si l’on pense que personne saura que c’est nous qui avons balance.

      Par contre si on balance et que ca se sait…

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Dilemme_du_prisonnier

      Dans le trafic personne ne sait si l’on fait des trucs pathologique (du moins en Russie) mais si ca se sait on va avoir une attitude plus normale.

    • morningmeeting 14:48 le 18 avril 2009 Permalien

      Le problème du prisonnier, c’est qu’il n’a jamais les informations sur le choix fait par l’autre prisonnier. Au mieux, il a ce que les flics veulent bien lui en dire (« vas-y, crache le morceau, de toute façon ton copain t’a déjà balancé »), ce qui sent fortement la manipulation. D’une certaine façon, dans sa position, il est toujours dans l’incertitude, le risque et le pari au moment de décider.
      Merci pour les liens ! Même si je ne maîtrise pas assez l’italien pour décortiquer tout l’article…

  • morningmeeting 19:47 le 7 March 2009 Permalien | Réponse
    Tags : , François Hollande, Fresh Théorie, Jean-Marie Colombani, Martine Aubry, mélancolie de gauche, Parti Socialiste, , , Walter Benjamin   

    Pleure pas, Martine… 


    Martine au cirque

    Réflexion inspirée par un billet de Jean-Marie Colombani sur slate.fr au sujet du PS, et plus particulièrement de la stratégie adoptée par Martine Aubry depuis son accession à la tête du parti voilà environ trois mois.

    Exit donc François Hollande. François qui rit, après une année 2007-2008 difficile sur bien des plans. Et retrouve une liberté de pensée et d’expression que son job de premier secrétaire ne lui permettait pas vraiment (mais que slate.fr lui offre, si l’on en croit Colombani et la chaîne thématique qui lui est ouverte sur la plateforme).

    Enter Martine Aubry. Peut-être portée par la vague de hype nostalgique autour de son prénom (souvenez-vous, Martine à la ferme, etc.). Mais certainement pas aussi innocente que l’héroïne de la bande dessinée pour enfants : « on cogne, on gagne et on verra », voici comment Colombani résume sa stratégie pour s’imposer à la tête du PS et lors des élections européennes de juin 2009. Une attitude qui passe notamment, en une curieuse inversion des valeurs politiques, par une surenchère vis-à-vis des positions et propositions de l’extrême-gauche et du très médiatique NPA de Besancenot. (Lire la suite…)

     
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