S’appeler « Howard » prédispose-t-il au génie rock ?


Avoir « Howard » comme nom ou prénom prédispose-t-il au génie rock (relativement) méconnu ?

Après Howard Devoto, hommage à une autre figure culte, mais bien peu connue, du rock underground : Rowland S. Howard, disparu le 30 décembre dernier à l’âge de 50 ans.

Australien de naissance, Rowland rejoint à l’âge de 19 ans The Boys Next Doors, groupe monté par Nick Cave à Melbourne, rapidement rebaptisé The Birthday Party, et dont les membres émigrent en Europe (Londres, Berlin) et connaissent un réel succès d’estime au début des années 80. Puis c’est la séparation, pour « divergences créatives », entre Nick Cave, qui file vers la gloire avec ses Bad Seeds, et Rowland, qui effectue une carrière plus discrète au sein de groupes dont la renommée ne dépasse pas un petit cercle d’initiés, du milieu des années 80 à les fin des années 90 :  Crime & The City Solution et These Immortal Souls.

Parmi ses faits d’armes, Rowland S. Howard aura apporté aux Boys Next Door leur premier hit single, « Shivers », et son romantisme/dandysme adolescent débridé :

I’ve been contemplating suicide,
But it really doesn’t suit my style,
So I think I’ll just act bored instead

… et surtout, il aura contribué, même si dans une semi-obscurité, à définir ce son de guitare  à la fois discordant et délicat, qui fera plus tard le bonheur des groupes du revival  post-punk ’00 à la Franz Ferdinand, Bloc Party, etc.

Pour écouter « Shivers », sur Door, Door, le premier album des Boys Next Door, c’est par là : Spotify ou bien Deezer.

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