Exposition “Dogon” : musée du quai Branly, du 5 avril au 24 juillet 2011
Montrer les arts et les cultures “non-occidentaux”, pour reprendre l’expression utilisée par le musée du quai Branly, pose un paradoxe intéressant, de nouveau illustré par l’exposition Dogon (un peuple dont le petit “pays”, entouré de falaises, se situe aujourd’hui au Mali, près de la frontière du Burkina-Faso).
Expo “Mondrian/De Stijl” : Centre Pompidou, du 1er décembre 2010 au 21 mars 2011
Rapide retour sur une des expos phares du moment : Piet Mondrian et le mouvement De Stijl, au Centre Pompidou, visite commentée par Frances Guerin (vous pouvez lire son propre compte-rendu, en anglais, en cliquant ici).
“Les Romanov, Tsars collectionneurs” (du 26 janvier au 29 mai 2011) et l’espace collections permanentes, Pinacothèque de Paris
J’ai un problème avec la Pinacothèque de Paris. L’ambition de son fondateur et directeur, l’historien et critique d’art Marc Restellini, est admirable, mais il y a quelque chose qui cloche dans les expos.
Visite privée, en avant-première, de la Gaîté Lyrique – (R)évolutions numériques (ouverture le 2 mars 2011)
Laissée pendant presque 20 ans à l’abandon, la Gaîté Lyrique rouvrira ses portes au public le 2 mars prochain, après avoir subi une transformation radicale. L’ancien théâtre lyrique, fondé en 1862, accueillera désormais une “scène” dévolue aux “révolutions numériques” : concerts, performances, spectacles, expositions, artistes en résidence…
“Kiss the Past Hello” : Larry Clark au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, du 8 octobre 2010 au 2 janvier 2011
Avec beaucoup, beaucoup de retard, un mot sur cette expo qui a “suscité la polémique”, comme on dit, (voir la Une de Libé du 7 octobre), et qui prend malheureusement déjà fin le 2 janvier.
“Kiss the Past Hello” est la première rétrospective du photographe et réalisateur Larry Clark, bien connu pour ses longs métrages (Kids, Ken Park, etc.). Comme pour Basquiat, il s’agit donc d’un sacré “coup” pour le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, d’habitude cantonné à des expositions à moindre retentissement.
La polémique ? Larry Clark s’intéresse de près à la jeunesse, et dans les tirages exposés (certains datés des années 1970 : on nous montre la source et l’origine de son travail), il la met en scène sans concession. Sorte de docu- (il choisit de “vraies gens” comme modèles, avec lesquels il sympathise et partage des moments très intimes) -fiction (les clichés en “mode rafale” racontent une histoire façon roman-photo ou stop motion), son travail, sans s’y résumer, consiste notamment à montrer des corps nus, des sexes, des partouzes, des bouteilles d’alcool et des seringues qu’on s’enfonce dans le bras (séries Teenage Lust et Tulsa).





