Il faut liquider la culture LOL !
Un bon article signé Blaise Mao dans le magazine Usbek & Rica (n°1, hiver 2012) s’interroge : “L’ère de la dérision touche-t-elle à sa fin?”. La thèse :
“En maniant cynisme et dérision, la génération Y a imposé sa vision du monde : le second degré permanent. Mais la révolte des Indignés pourrait bien sonner la fin de la récréation.”
FIAC 2011, Paris, du 20 au 23 octobre 2011
Ouverture demain, pour quatre jours, de la Foire Internationale de l’Art Contemporain (FIAC), édition 2011. Un événement que, paradoxalement, je ne suis que de très loin chaque année : jamais dispo ce week-end là, tarif d’entrée au Grand Palais un peu élevé, peu de goût pour les très grandes messes et les événements incontournables… les (bonnes) (mauvaises) raisons ne manquent pas.
Ai Weiwei, “artiste le plus puissant” de l’année 2011 selon ArtReview
Ai Weiwei, artiste chinois dissident, emprisonné pendant 81 jours par les autorités en début d’année, vient d’être nommé en tête de la “Power 100 list” (liste des 100 artistes les plus “puissants”, ou, plutôt, “influents”) du magazine ArtReview.
“Kiss the Past Hello” : Larry Clark au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, du 8 octobre 2010 au 2 janvier 2011
Avec beaucoup, beaucoup de retard, un mot sur cette expo qui a “suscité la polémique”, comme on dit, (voir la Une de Libé du 7 octobre), et qui prend malheureusement déjà fin le 2 janvier.
“Kiss the Past Hello” est la première rétrospective du photographe et réalisateur Larry Clark, bien connu pour ses longs métrages (Kids, Ken Park, etc.). Comme pour Basquiat, il s’agit donc d’un sacré “coup” pour le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, d’habitude cantonné à des expositions à moindre retentissement.
La polémique ? Larry Clark s’intéresse de près à la jeunesse, et dans les tirages exposés (certains datés des années 1970 : on nous montre la source et l’origine de son travail), il la met en scène sans concession. Sorte de docu- (il choisit de “vraies gens” comme modèles, avec lesquels il sympathise et partage des moments très intimes) -fiction (les clichés en “mode rafale” racontent une histoire façon roman-photo ou stop motion), son travail, sans s’y résumer, consiste notamment à montrer des corps nus, des sexes, des partouzes, des bouteilles d’alcool et des seringues qu’on s’enfonce dans le bras (séries Teenage Lust et Tulsa).





